L’association AHPAM vient de publier un article dans la revue BioInvasions Records consacré aux interactions entre plantes exotiques et reptiles méditerranéens.
➡️ Au total : 30 espèces de reptiles utilisant 45 espèces de plantes exotiques, principalement dans des milieux urbains, agricoles ou littoraux.
👉 Des caméléons trouvant fraîcheur et refuge nocturne dans des peuplements d’arbres australiens au cœur de zones arides, dans 7 pays méditerranéens.
👉 Des populations florissantes de Lézard vert à deux raies, avec juvéniles et adultes, évoluant dans des bananeraies ombrophiles de Sicile.
👉 Des Lézards des murailles, Lézards siciliens, Tarentes, Hémidactyles et plusieurs espèces de serpents utilisant bananiers, arbres du voyageur, eucalyptus, figuiers de Barbarie ou herbes de la Pampa comme micro-habitats.
👉 Nous avons compilé 362 observations validées par photographies et prospections de terrain à travers le bassin méditerranéen.
Ces plantes sont utilisées comme :
• refuges
• sites de thermorégulation
• micro-habitats pouvant offrir des conditions favorables lors des fortes chaleurs
• ressources alimentaires directes ou indirectes
💡 Résultat marquant : certaines plantes tropicales introduites sont utilisées de manière répétée par plusieurs espèces dans de nombreux pays méditerranéens.
Ces résultats soulèvent plusieurs questions :
• Quel rôle écologique jouent réellement certaines plantes exotiques dans les paysages méditerranéens actuels ?
• Comment mieux intégrer la faune dans la gestion des espaces verts avant certains arrachages systématiques ?
• Dans quelle mesure ces plantes peuvent-elles fournir localement des ressources ou microclimats favorables dans des environnements fortement anthropisés ou désertiques ?
🙏 Merci à la famille Scornavacca, en Sicile, pour son accueil au sein de son exploitation de fruits tropicaux et son intérêt pour ce projet.
🔬 Nous poursuivrons ce travail afin d’explorer la nature et les implications écologiques de ces interactions dans d’autres régions du monde, avec une attention particulière portée aux conséquences potentielles de l’arrachage de certaines plantes exotiques lorsqu’aucun diagnostic écologique préalable n’est réalisé. Voici le lien de l’article sur RG (le matériel supplémentaire sera déposé d’ici peu sur la plateforme Bioinvasion Records mais également ici même





